Biographie

David Vereecken (Doaf), artiste plasticien français, autodidacte.
Installé à La Rochelle.

 

 

             En lisant cette biographie, vous voulez sans doute savoir comment ont germé les talents de plasticien de cet artiste d’un genre nouveau ? Sachez d'abord que le seul cours d’art que David VEREECKEN a pris - hormis les cours obligatoires à l’école - était avec l’artiste et collectionneur d’art Jan Buytaert à l’académie de Saint-Nicolas en Flandre (Belgique). Cependant, du haut de ses 10 ans, le jeune David, n’est allé que 2 fois à ce cours, qui ne lui plaisait pas du tout.

Nous sommes donc loin des standards artistiques que l’on peut lire dans diverses biographies, retraçant des parcours hors du commun et où les écoles de grands noms se profilent.

               Cependant de ce souvenir académique, il retient l’attitude que son père, André, artiste dans l’âme, avait envers lui : jamais il ne l’a obligé à continuer les cours de peinture.

 

               Mais il faut dire que l’art l’intriguait. Il admirait, contemplait dès que l’occasion se présentait les tableaux, sculptures en tous genres, curieux de comprendre les pensées et méthodes des artistes. Mais il faudra attendre près de 4 décennies avant que Doaf ne se décide à essayer de créer, lui-même, de nouvelles réalisations artistiques, pour notre plus grand plaisir visuel. La fibre artistique était inscrite en lui.

               Ainsi, c’est en 2017 qu’il se rapproche de la peinture acrylique pour s’essayer à une technique en vogue à l’époque : le fameux « pouring acrylique ». Le but de cette technique, qui aboutit à des œuvres abstraites, est de créer des cellules pleines de nuances de couleurs. Mais pour lui, ce but d’avoir à tout prix des cellules devient vite tout autre ! Il voulait voir apparaitre des créatures dans ses tableaux, sinon il rejetait l'œuvre qui, à ses yeux, n’était pas réussie.

L'oiseau, le fantôme et le lapin (Pouring acrylique)

               Cette technique, qui pour lui était très intéressante et tout en gardant le côté imprévisible, il l'essaye à nouveau mais cette fois-ci avec de la résine époxy colorée, plus fluide donc encore moins contrôlable, pour obtenir des créatures. Là aussi, après une multitude d’essais, il obtient des réalisations concluantes avec des créatures qui s'invitent dans ses tableaux.

Lilith (Pouring Résine colorée)

              En 2019, il expose pour la première fois ses tableaux. Un public curieux et enjoué, aimant la surprise et l’appel à l’imaginaire, s’invite pour une lecture personnelle de son travail. En effet, tout le monde ne voit pas la même chose. C’est le pouvoir de l’ « art abstrait ».

 

 

« J’aime les rencontres avec les personnes. Lorsque celles-ci s’arrêtent devant mes tableaux et me disent ce qu’elles voient, j’apprécie de les écouter, comprendre leur vision, leur regard, leur approche. J’aime quand elles voient certaines choses que je ne vois pas et qu’elles me confient leur imaginaire personnel. Ce que j’apprécie énormément aussi c’est lorsque nous voyons la même chose ; on peut croire à une connexion artistique ! » - David VEREECKEN

               Après cette période de création « où le hasard fait bien les choses », il souhaite maintenant contrôler entièrement la création. Il met alors en place un procédé, la Technique de Cloisonnage sur bois, qui réunit la résine colorée et le bois. La magie opère ainsi. Les créatures ne s’invitent plus hasardeusement dans ses tableaux, mais notre artiste les créer « volontairement ».

Il est le seul actuellement à réaliser ce genre de créations.

Carnaval (Technique de Cloisonnage)

               Rassurez-vous, beaucoup de ses tableaux font toujours appel à l’imagination d’un public amusé, critère indispensable pour Doaf. Après tout, c'est grâce à cela que ses créations prennent vie.