ANDRÉ VEREECKEN

Exposition personnelle

Site internet à la mémoire de l'artiste André Vereecken (1932-2017).
Website ter nagedachtenis aan de kunstenaar André Vereecken (1932-2017).

 

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©℗2020

EXPOSITION ANDRÉ VEREECKEN

1980 - TENTOONSTELLING ANDRÉ VEREECKEN - KASTEEL WALBURG - Sint-Niklaas

Le conseil communal de Sint-Niklaas vous invite au vernissage de l'exposition des œuvres de

André Vereecken   Membre du Cercle d’Art Royal de Wase

 

Dans le château de Walburg, dans le parc de la ville.

 

Introduction : M. Georges E. Demey, président du Cercle d’Art Royal de Wase

Ouverture : M. Theofiel Heynderickx, échevin de la culture

 

Au nom du Collège du Maire et Echevins

Par ordre : Piet Elshout, secrétaire                               Paul De Vidts, maire

Affiche de l'exposition André Vereecken,  Kasteel Walburg Sint-Niklaas 1980.

"Le plus remarquable dans l'œuvre de Vereecken, à mon avis, est qu'il a délibérément subi l'influence de "maîtres" forts et frappants sans perdre son individualité. La seule façon de le découvrir est la comparaison réelle."

                                   Frans van Eyck, 1980

André Vereecken – Artiste peintre

André Vereecken est né à Sint-Pauwels le 17.6.1932. En 1948-1949, il suit des cours de peinture et de graphisme à l'Académie des beaux-arts de Sint-Niklaas. Sa première exposition individuelle a eu lieu en 1969 à la galerie Waumans à Sint-Niklaas.

Par la suite, plusieurs expositions individuelles ont suivi à Lokeren (Geertrui), Malines (Nova), Tiegem,... Il a également été sélectionné pour des expositions de groupe dans son pays et à l'étranger.

Œuvre d'art de propriété publique :

Ville de Sint-Niklaas "Deux figures devant le miroir", huile sur toile 80 X 120 cm.

Membre du Koninklijke Wase Kunstkring (Cercle d’Art Royal de Wase)

 

Croquis pour la monographie

Extrait de "Het Vrije Waasland" du 22.4.1967:

<< Une surprise plus qu'agréable nous a apporté le travail d'André Vereecken, tant par ses dessins (...) que par ses peintures aux tons sombres (...) Ce travail témoigne à nos yeux d'un don et d'un sérieux qui justifie pleinement la confiance que certains lui accordent ". (VEF).

Cette citation provient de la discussion d'une exposition collective au profit de ("Solidarité Mondiale"), où André Vereecken, bien que déjà impliqué dans la peinture et le dessin depuis longtemps, a présenté des œuvres au public pour la première fois.

Ces "quelques" en question n'étaient pas une liberté poétique, elles existaient vraiment. Malgré leur attitude positive, ce n'est qu'en 1969 qu'il se sent assez fort pour s'aventurer dans une exposition individuelle.

Cette exposition à la galerie Waumans à Sint-Niklaas a apporté deux résultats importants. Aux quelques fans du passé se joignent désormais des personnes qui ne jugent pas l'art sur la base de l'amitié pour son créateur. On peut difficilement les appeler des "fans", des juges plutôt bienveillants (tranchants). Le deuxième résultat, peut-être le plus important, est qu'après cette exposition, il a définitivement choisi ce qu'il pensait être le plus important et (pourquoi pas) a fait ce qu'il aimait le plus. Ce dernier point nécessite quelques précisions. Toujours dans l'exposition de 1969, deux types d'œuvres se trouvaient à côté, comme une inévitable troisième, d'autres illustrant une phase de transition. D'une part, des peintures, généralement assez sombres et dramatiques, dans lesquelles il cherchait clairement à donner forme à une certaine conception de "ce à quoi l'art devrait ressembler". Dans son cas, on pourrait mieux parler d'une sorte d'expressionnisme académique affaibli. D'autre part, il y avait ces œuvres où il laissait libre cours à son imagination et faisait de l'habileté et de la technique les moyens d'une fin. On pourrait le dire plus simplement : d'une part, se sentir obligé de prouver ce dont on est capable, d'autre part, faire ce dont on est capable sans hésitation.

Déjà à l'occasion de cette première exposition, des noms tels que Picasso, Klee ou Miro étaient mentionnés. Mais ces comparaisons sont plutôt fortuites et parfois même farfelues. Ce n'est qu'après 1969 qu'il a délibérément commencé à étudier en profondeur le travail de ces artistes. Pourquoi ne le ferait-il pas ? Ceux qui sont libres de choisir leurs professeurs prendront ceux qui leur conviennent le mieux. Il faut risquer des influences pour les surmonter.

Je cite ce qu'Hector Waterschoot a écrit pour "De zeven kunsten" (BRT 22.4.1972). Tout d'abord concernant une exposition précédente : "L’artiste n'a pas été moins surpris par les références claires dans son travail à l'œuvre de Picasso". Et puis l'exposition en 1972 : "Avec cette nouvelle exposition, André Vereecken montre qu'il y a sans doute des raisons d'espérer qu'elle n'ira pas dans ce sens.  Il existe certainement encore des toiles dans lesquelles on reconnaît l'influence de l'Espagnol de quatre-vingt-dix ans. Les panels les plus récents indiquent toutefois une évolution qui marque de plus en plus une personnalité propre. Les œuvres plus anciennes étaient proches de l'exemple, non seulement par leur thème, mais aussi par leur composition et leur réalisation technique. Cette influence est maintenant réduite à des fragments assez mineurs de la composition" (fin de citation).

Le plus remarquable dans l'œuvre d'André Vereecken, à mon avis, est qu'il a délibérément subi l'influence de "maîtres" forts et frappants sans perdre son individualité. La seule façon de le découvrir est la comparaison réelle.

V.E.F. (Frans van Eyck)

"Les gens ont souvent saisi son travail en prétendant qu'il était abstrait. Il n'y a rien. C'est une figuration complète. Comment pourrait-il en être autrement ?"

                                     André Govaert, 1980

Ce doit être la troisième fois que nous parlons d'une exposition d'André Vereecken. L'exposition actuelle aura lieu au château de Walburg dans le parc de la ville de Sint-Niklaas jusqu'à exactement un mois à partir de maintenant, c'est-à-dire jusqu'au 5 octobre.

Un grand nombre de dessins à l'encre mais aussi de gouaches forment un ensemble impressionnant. Parce que, comme André Vereecken est principalement un artiste technique, pour une ville plutôt conservatrice comme Sint-Niklaas, nous dirions plutôt audacieuse. Un nouveau son qui semble être le bienvenu ici. Cependant, nous pensons que le château de Walburg est loin d'être adapté à une telle exposition, mais c'est aussi le seul son négatif que nous aimerions lui consacrer.

Toutefois, cela est compensé par un excellent dossier d'information contenant en premier lieu le discours d'ouverture de G. Demey, une liste des œuvres exposées et des extraits de critiques que l'on peut trouver dans les archives d'André Vereecken entre 1969 et 1978.

Le travail d'André Vereecken (Sint-Pauwels, 17 juin 1932), âgé de 48 ans, a-t-il changé au cours de ces dix années ? Certainement. Nous nous souvenons de l'exposition d'il y a quelques années à la galerie Waumans, où André Vereecken a apporté pour la première fois un format beaucoup plus grand. À cette époque, il a également construit des surfaces plus colorées qui ont été rassemblées de manière associative.

À cette époque, la peinture était également plus compliquée. On remarque maintenant qu'il rend la pièce beaucoup plus simple, dans ses gouaches en tout cas.

Cet effet est important pour le spectateur car André Vereecken place beaucoup d'éléments ensemble et leur permet d'interagir les uns avec les autres. Les gens ont souvent saisi son travail en prétendant qu'il était abstrait. Il n'y a rien. C'est une figuration complète. Comment pourrait-il en être autrement ? Un homme introverti (c'est ainsi qu'on l'appelle) comme ce résident de Sint-Niklaas a tellement de choses à raconter sur le plan humain, que son inspiration sur la figure fonctionne, pour ainsi dire, automatiquement. Ce n'est pourtant pas un art agréable, dans le sens où vous êtes face à une «belle» œuvre. Non, c'est de la peinture très dure et nous ne parlons pas de la tonalité des couleurs, qui d'ailleurs ont été maintenues très douces dans le bleu foncé, le violet bordeaux et le gris doux. Les sujets qu'il aborde sur l'être humain ne laissent rien de clair : c'est tellement évident. Chacun a sa vérité, et celle d'André Vereecken est parfois pessimiste.

Influences

Nous l'avons également écrit dans le passé : en rapport avec André Vereecken, des noms comme Miro et Klee ont déjà été mentionnés. Mais cela n'a rien à voir avec une comparaison. André Vereecken s'obstine à suivre sa propre voie, créant ses personnages de manière ludique, ce qui a peut-être été rendu possible par un Picasso, un Miro et d'autres qui, en leur temps, ont poussé la peinture vers plus de possibilités. Pour le reste, toute comparaison dans ce contexte est erronée et André Vereecken interprète sa vérité à sa manière, avec éloquence.

Ce qui est également important, c'est ce que G. Demey écrit sur l'homme introverti et intuitif qu'est André Vereecken selon la typologie psychologique du professeur C.C. Jung. Nous citons : "Cette catégorie comprend les fantasques et les artistes, les rêveurs et les voyants mystiques, tous de grandes figures de nos romans psychologiques. Ils donnent l'impression que la réalité n'existe pas pour eux. Néanmoins, ils perçoivent très intensément tous les événements et construisent ainsi leur propre réalité, qui, comme on l'a dit, est un investissement et une concentration d'énergie intuitive ou de faim d'amour dans un certain objet ou une certaine représentation. C'est en cela que réside leur pouvoir prophétique, leur inspiration divine. Les dangers pour cette catégorie sont qu'ils sont capables de parler une langue que pratiquement personne autour d'eux ne comprend et qu'ils sont donc souvent l'objet de moqueries, d'insultes et de blessures". Fin de la citation.

Poésie

Dans la pièce à droite en entrant, on peut voir principalement les œuvres graphiques de André Vereecken accrochées et posées. On pourrait l'appeler un roman-fleuve : fortement narratif et soumis à une solide idée de base. André Vereecken a déjà réussi à faire pas moins de mille dessins en un an. Il faut être capable de le faire, surtout si tout cela a un sens. Il a souvent fait des dessins qui ne proviennent que d'une seule ligne, sans enlever le stylo de la feuille. Parfois, il les colore aussi, même si ce n'est qu'un petit détail. Cependant, rien de tout cela n'est visible dans cette exposition, mais ils existent.

Certains papiers - avec un poème - étaient disposés sur une table dans la salle susmentionnée. C'est compréhensible, on ne peut pas faire plus simple. Ce n'est sans doute pas un travail trop gai que cet habitant de Sint-Niklaas montre dans son travail graphique. Est-il donc si pessimiste ? Peut-être pas, seulement il pousse le spectateur à mettre le nez dans les faits. Et cela peut parfois être décevant. Mais André Vereecken défend sa vérité, il continue sur cette route difficile, souvent incompréhensible.

Cela le rend seul au monde, mais cela l'élève aussi à un niveau élevé. Et on ne trouve pas souvent ce niveau dans notre (grande) région.

André Govaert

"Dans son art, il parle d'expériences que tout le monde connaît, mais dont on parle rarement. Ils sont en fait difficiles à mettre en mots, bien qu'ils portent parfois des noms tels que peur, joie, tristesse, passion, "Je suis au bout du rouleau", etc."

                                            Frans van Eyck, 1980

Journal de l’art par VEF

Vereecken à Walburg

Peintures et dessins d'André Vereecken au château de Walburg, parc de la ville de Sint-Niklaas, jusqu'au 5 octobre.

Chaque exposition d'André Vereecken apporte de nouvelles surprises à ceux qui le suivent depuis des années, même depuis ses débuts. Je pense que la raison en est qu'il travaille lui-même de plus en plus librement et avec confiance. La surprise n'est pas le résultat de changements dans la forme ou les matériaux utilisés. On peut même dire que depuis 1969, sa méthode de travail n'a pas subi de changements substantiels. Mais le travail lui-même est devenu beaucoup plus spontané et direct.

Pour clarifier ce qui précède, un morceau d'histoire. André Vereecken a suivi des cours à l'Académie des beaux-arts de Sint-Niklaas en 1948-49. Une expérience qui, bien que courte, a joué un rôle important dans son développement ultérieur. Bien qu'il ait conquis la plupart de ce qu'il pouvait faire par lui-même et beaucoup de pratique, il a tout de même obtenu une base solide à l'académie. Il a également obtenu la conviction que l'art doit rester dans certaines formes.

Après 1949, de nombreuses années de silence ont suivi, comme on dit. Il consacre le temps libre qui lui reste à la peinture et au dessin. Mais pas comme une détente, pas pour remplir ce temps de manière utile. En fait, il cherchait l'expression la plus forte possible au sein d'une forme artistique.

En 1967, il est apparu pour la première fois, et plutôt par hasard, avec quelques petits tableaux dans une grande exposition de groupe sans ligne ni mesure. Le ‘bricoleur’ a montré son travail aux côtés les peintres du dimanche les plus honnêtes.

La surprise pour lui était que quelques amateurs d'art, qui lui étaient étrangers, choisissaient ses tableaux. Je crains qu'il ait douté à l'époque et pendant des mois après : "est-ce qu'ils se moquent de moi ou est-ce qu'ils le pensent vraiment". C'est ainsi qu'il est: toujours méfiant à l'égard des flatteries et toujours convaincu qu'il pourrait faire encore mieux.

Le fait que l'encouragement soit venu d'un coin insoupçonné a dû être le facteur décisif en fin de compte.

Les peintures qu'il a montrées en 1967 trahissaient encore son expérience académique, même si elles avaient déjà évolué vers une sorte de néo-expressionnisme privé, avec beaucoup de "d’après nature". Lorsque quelques personnes (dont Luc Walschap) ont visité son atelier en 1969 en vue de sa première exposition individuelle, ils ont fait une découverte importante. Par coïncidence, ils sont tombés sur une série d'œuvres "cachées" en enquêtant par eux-mêmes.

André Vereecken était, une fois de plus, convaincu que ce n'était pas encore assez bien et que les gens ne trouveraient pas son travail assez bon. Finalement, l'enthousiasme de ces visiteurs lui a fait décider de montrer l'"autre" œuvre après tout. Le résultat a été une situation plutôt confuse pour beaucoup de gens. Pour l'artiste lui-même, c'est devenu une révélation. Parce que les peintures qu'il avait gardées cachées attiraient surtout l'attention de ceux qui s'intéressaient à l'art, elles n'étaient donc pas influencées par des liens personnels avec la personne qui se trouvait derrière elles.

Je n'ai pas raconté cette histoire, dans laquelle rien n'a été inventé, à cause du manque de place dans le journal. Les "œuvres cachées" en question sont le véritable début de ce que l'on peut désormais appeler le style propre d'André Vereecken, sa propre façon de s'exprimer.

Ce qu'il a également fait, et qui crée sans cesse des surprises, c'est beaucoup travaillé, rendant son design de plus en plus libre et plus sûr de lui ; tout en faisant face à trop d'hésitation. À mon avis, le second est tout aussi important que le premier. Car le sujet, en fait la cause de son dessin et de sa peinture, est vraiment "l'émotion la plus individuelle" qui est en même temps généralement humaine. Dans son art, il parle d'expériences que tout le monde connaît, mais dont on parle rarement. Elles sont en fait difficiles à mettre en mots, bien qu''elles portent parfois des noms tels que peur, joie, tristesse, passion, "Je suis au bout du rouleau", etc.

Il veut les représenter directement, sans détours ni clichés, et sans les diluer. Mais aussi dans leur complexité. Mais pour son "sujet", pourtant généralement humain, il n'a qu'un seul modèle digne de confiance : lui-même.

Mais André Vereecken est tout sauf un exhibitionniste, comme on peut le déduire de l'histoire précédente.  Il est plus enclin à cacher ses sentiments. Je ne veux pas jouer au psychologue. Mon intérêt se concentre exclusivement sur le travail.

André Vereecken a longtemps attendu pour exposer ses œuvres. Cela est dû en partie à un manque de confiance en soi, mais à mon avis, c'est aussi le résultat d'une peur de s'exposer. À mon avis, ce dernier l'a poussé à la conception qu'il utilise, qui est une forme de camouflage.

Son œuvre a été plusieurs fois comptée parmi les "œuvres fantastiques". Le fait qu'il ait une forte fantaisie, principalement visuelle, ressort clairement de son travail. Mais ce qu'il exprime dans son travail est une réalité pure, peut-être plus que la réalité visible dont la représentation doit être la plus haute pratique artistique pour certains.

Pour reprendre un exemple imparfait : la réalité de l'arc-en-ciel est-elle cette illusion colorée ou est-ce qu'elle brise la lumière du soleil dans les gouttes de pluie ?  La réponse est sans importance. J'ai seulement l'impression que l'intérêt d'André Vereecken n'est pas centré sur cette arche, ni sur la loi de la physique qui la sous-tend. Il est fasciné par le "miracle" qui se répète sans cesse dans toutes les variations possibles. La base de son travail est en fait l'émerveillement devant la contradiction incessante entre l'apparence et la réalité.

Mais j'ai perdu le fil...

Je voulais écrire qu'André Vereecken utilise sa fantaisie visuelle comme une forme de camouflage et nous laisse donc, bien qu'inconsciemment, regarder dans ses cartes plus qu'il ne le souhaite. C'est pourquoi j'ai commencé à voir son travail comme une mascarade incessante et captivante. Une belle mascarade, car il est évident que son concepteur est très sensible à l'esthétique, au décoratif.

Une exposition comme celle-ci est comme un cortège de carnaval construit par un designer imaginatif et amoureux de la beauté. C'est à la fois un masquage et un démasquage. La vie et la mort, la joie et la tristesse, la perplexité et la tranquillité, l'humour et le sérieux amer y défilent individuellement, parfois en groupes pleins de jeu et de sérieux.

C'est à peu près tout. Comme d'habitude, c'est inévitable dans ce genre d'écriture, j'en ai trop dit et trop peu. Cette exposition vaut plus que la peine d'être visitée. Il est possible que ce ne soit pas votre genre, alors ce n'est pas la fin du monde. Mais si c'est votre genre, alors c'est le meilleur que vous pouvez trouver dans ce style.

Est-ce de l'art ? Je pense que oui.  Mais ce n'est pas si important. Parce que l'art ne peut pas être défini, il ne peut qu’être ressenti.

V.E.F. (Frans van Eyck) Het Vrije Waasland.

Discours d'inauguration de Georges Demey de l'exposition d'André Vereecken à Kasteel Walburg 1980.

"Nerveux, spirituel, agité, jamais ennuyeux.

Il a trouvé sa propre façon de s'exprimer pour transmettre cette dualité instinctive sous la forme d'une décharge électrique d'énergie accumulée (un cathéter sur le papier).Une figuration du subconscient, de ce qu'il aurait pu vouloir dissimuler."

                                           George E. Demey, 1980

Discours d'ouverture par G. Demey.

Exposition d’André VEREECKEN

Il est né à Sint-Pauwels le 17 juin 1932, il a donc 48 ans (en 1980).

À la fin des années quarante, il suit les cours de peinture avec Georges Fonteyn à l'Académie des beaux-arts de Sint-Niklaas et, dans les années cinquante, la technique de la gravure avec Romain Malfliet.

Cependant, il n'y a pas le moindre semblant d'influence sur son travail de la part des artistes mentionnés ci-dessus.

Il a exposé à plusieurs reprises, individuellement et en groupe, et plus récemment il a fait partie d'une exposition collective itinérante sous le nom de "Fantastique flamand", à Barcelone en Catalogne et dans la "Salle Schuman" du "Palais de l'Europe" au Touquet, qui comprenait également Octave Landuyt, Pol Nara, René De Lannoy et Cyr Frimout. Ce n'est pas un petit groupe.

 

La réflexion sur l'art ne peut se faire que par le biais du langage, et si je cherchais un seul mot de synthèse pour caractériser l'art d'André Vereecken, le terme "Fantastique" ne m'aurait pas dérangé non plus, car André Vereecken possède une imagination fertile débridée, une énorme notion visionnaire et une productivité créative intensive, qui lui ont permis de réaliser jusqu'à mille dessins à la plume et à l'encre pleins de puissance et parfois d'humour noir une fois par an.

Des compositions fantastiques ou des improvisations picturales qui témoignent du génie inventif de l'artiste. Un jeu de formes qui se rencontrent, faisant discrètement allusion à des problèmes humains fondamentaux qui se combattent intérieurement.

Il laisse sa main se laisser guider par des incursions libres, des images fantaisistes qui appartiennent au domaine du rêve éveillé et au domaine de l'enfance, qui surgissent spontanément, sans effort notable ni contrôle exercé par la raison, et qui, à travers les sauts et les limites de l'imagination, révèlent des connexions entièrement nouvelles et surprenantes : configurations visuelles, rêves peints à la main, poésie visuelle.

Une joie presque enfantine à saisir des formes qui ne sont jamais abstraites, mais toujours des signes pour des événements subconscients. Ce qui est ressenti, avant même d'être vu, n'est pas la figure elle-même, mais juste la formation, un processus de devenir dans lequel la substance psychique fondamentale imposée par les instincts libidineux, lutte pour se définir comme des créatures mi-humaines dans un royaume où ce qui est animal et ce qui deviendra humain, ne peuvent pas encore être clairement distingués l'un de l'autre. Il se soumet entièrement aux inspirations de son intuition. Le début évoque automatiquement d'autres images, qui viennent remplir le dessin, simplement guidées par un sens spontané pour la composition.

Cependant, l'automatisme et la spontanéité de l'amorce sont entièrement attestés par une grande maîtrise picturale. Il n'y a guère de forme qui ne soit sur le point de devenir autre chose. Les formes de choses inanimées prennent soudain des excroissances organiques, le plus souvent des organes génitaux, qui se transforment en plumes, bâtons ou serpents rudimentaires, ou inversent le processus, s'enfonçant à nouveau dans le domaine dont ils ne s'étaient que partiellement détachés. Ces idéogrammes calligraphiques naïfs témoignent aussi parfois d'un esprit vif qui nous fait sourire, mais cet esprit peut parfois se retourner lorsque nous découvrons que nous pouvons rire de nous-mêmes, car ce qui se passe sur la gouache ou le dessin peut bien être l'histoire de notre propre vie psychique.

Dans ses gouaches, les couleurs sont souvent limitées à des tons bleus et gris froids caractéristiques, ce qui peut être l'expression de son attitude défensive et hypothermique vis-à-vis du monde extérieur. Dans l'œuvre d'art, ces formes du monde visible ont pour tâche de signaler au spectateur de rendre visible l'invisible, qu'il s'agisse d'une réalité oculaire ou spirituelle ou des deux.

Le grand public attend toujours de l'art qu'il reflète la réalité, mais qu'est-ce que la réalité ? La réalité seule, ce monde visible de l'extérieur, est-elle liée à certaines lois de la nature ; ou est-ce "tout" ce qui existe, y compris le monde intérieur ? Ce qui se passe dans notre esprit est-il moins réel que ce qui est montré au monde extérieur ?

Dessin d'André Vereecken.

Freud a révélé que c'est précisément dans le subconscient que se trouve la clé de tout ce qui se révèle incompréhensible pour le monde extérieur. Ainsi, depuis lui, dans l'art également, tant dans la littérature (James Joyce, Marcel Proust) que dans les arts visuels (cubistes, dadaïstes, surréalistes), les gens ont pris conscience que ce qu'ils considéraient auparavant comme la réalité n'était qu'une toute petite partie d'une grande mosaïque de ce qui se passe à l'intérieur et à l'extérieur de nous. Jusqu'à l'époque moderne, la vision naturelle des choses a été plus ou moins maintenue. Freud a rendu possible les nombreuses explosions dans l'art, ce qui l'a libéré de la contrainte des lois de la nature. Depuis lors, une plus grande importance a été accordée au monologue interne que nous portons avec nous, à la poursuite de notre "courant de conscience", le flux du (sous-)conscient.

 

Si l'on cherche les influences qu'André Vereecken a eues, et que l'on dit des noms comme Pablo Picasso, Juan Miro et Klee, ce n'est pas parce qu'il essaierait de les imiter de quelque façon que ce soit. Il réussit à reprendre une grande partie de la méthode de travail d'un Picasso et d'un Miro sans tomber dans l'imitation ou le plagiat. Il a trouvé des formes "personnelles" qui se transcendent afin de traduire les instincts humains, mais on peut dire que ces grands prédécesseurs ont créé la possibilité de le faire dans l'art. C'est de cette liberté rafraîchissante, qui a libéré l'art de la représentation conventionnellement acceptée de la soi-disant réalité, qu’André Vereecken a pu profiter de l'occasion pour se faire plaisir complètement et sans retenue.

Une grande spontanéité est donc l'une des principales caractéristiques de ses œuvres. Il donne libre cours à son imagination, non seulement pour interpréter la vie, mais aussi pour lui donner une forme illustrative. Il condense tout ce qu'il a capté du monde extérieur avec ses antennes sensibles : la soif d'amour pour les femmes, l'affection excentrique des animaux emprisonnés par nous, les plumes des oiseaux et il les fusionne avec ses images imaginaires : une nouvelle réalité, mais tout aussi réelle.

Cet automatisme psychique pur, par lequel il laisse s'écouler cette expérience psychique totale du subconscient sans aucun soin esthétique ou moral, nous donne parfois une qualité absurde : quelque chose qui témoigne d'un humour très personnel, parfois noir, mais pas tragique.

La réalité prend ici de nouvelles dimensions. Son art devient un aiguisage de nos lentilles pour regarder à l'intérieur de l'homme.

L'ancien art de "ce que l'on voit" est ici complètement dépassé. Comme l'a dit Miro : "Ici, on ne peut pas faire la distinction entre la poésie et la peinture. Il ne s'agit pas de réalisme au sens littéral, car il ne s'agit pas de la représentation du monde visible, ni de la représentation surréaliste ordinaire d'une réalité hallucinatoire, mais de la représentation d'un monde préconscient où les tensions émotionnelles s'efforcent d'atteindre une réalisation formelle et visible".

Ici, seule compte l'émotion de l'artiste, qui plie le monde des apparences extérieures dans son expérience émotionnelle.

Il ne vous montre que ce qu'il ressent intuitivement de l'image de la nature.  Par exemple, sur une table inclinée dessinée en perspective, sur la fixation entre les pieds avant, au lieu de sur le plateau de la table, une coupe de fruits ambivalente peut apparaître en vue plane, grondant, comme les dents d'une bouche ouverte, vers un tube rond en dessous entre les pieds. La signification est évidente pour vous. L'engagement individuel est donc très important : mettre en perspective la réalité extérieure en l'impliquant en elle-même, dans le subjectif, le subconscient. La réalité objective est remplacée par des associations intuitives : c'est "sa" réalité. S'il ne représentait que ce que l'œil extérieur voyait, ce serait une amputation de l'image globale instinctive en lui. En art plastique, c'est : une unification de deux mondes comme dans un rêve, avec des allusions qui sont illustratives, mais dont les signes visuels restent incompréhensibles pour le spectateur superficiel. Nous ne devons pas oublier que nous sommes face à une réalité plus profonde, poétique ou condensée, et que nous devons chercher la clé dans le subconscient. Ce sont des symboles qui disent quelque chose qui fait référence à la présence de sentiments et d'instincts chez l'artiste. Ils se réfèrent à quelque chose appelé leur "référent", et la connexion entre ces signes et leurs référents est basée sur des associations "inconscientes" pour l'artiste lui-même.

Comment aimerions-nous entrer avec nos sabots de boue du monde extérieur dans ce monde fabuleux, qui est quelque chose de glorieux en soi.

Nous devons faire attention, dans notre désir rationaliste de découvrir ce que cela signifie, à ne pas marcher avec de gros sabots sur des plantes fragiles. Elle pourrait perturber toute sa poésie et constituer une intrusion impardonnable dans le droit de l'artiste à l'intimité et à la vie privée. André Vereecken était extrêmement inquiet que j'analyse son travail de manière trop approfondie et que je prenne mes décisions pour tout le monde. Il a eu raison de ne pas vouloir qu'un initiateur, dans le monde voilé qu'il voulait nous montrer, attire trop l'attention sur les éléments psychologiques, sur lesquels le public ne ferait alors que concentrer son attention. Ce sont des représentations d'états d'esprit préconscients, dont le sens ne peut être approfondi qu'en ouvrant et en exposant les pulsions les plus intimes qui ont finalement été maîtrisées et n'osent ici remonter à la surface que sous forme symbolique.

L'image symbolisée est, selon la théorie psychanalytique, toujours d'une importance fondamentale, instinctive et biologique, dans laquelle l'image interne est toujours transférée à une autre image perceptible de l'extérieur et dans laquelle cette substitution est toujours telle qu'elle s'éloigne de la chose physique vers la chose inanimée et jamais l'inverse : par exemple, une chose comme un bâton ou un tube peut être interprétée comme un symbole phallique, mais un phallus ne peut jamais avoir la signification d'un bâton. Permettez-moi de ne pas insister davantage sur ce point et d'en rester là, car les fantasmes d'André Vereecken sont avant tout des images d'instincts profonds : l'instinct de mort et l'instinct de vie ou la libido contre lesquels des positions défensives ont été érigées.

Peinture d'André Vereecken.

André Vereecken est clairement un type introverti et intuitif selon la typologie psychologique du professeur Dr. C.G. Jung. Ce type comprend des fantasmes et des artistes, des rêveurs et des voyants mystiques, tous de grandes figures de nos romans psychologiques. Ils donnent l'impression que la réalité n'existe pas pour eux. Néanmoins, ils perçoivent très intensément tous les événements et construisent ainsi leur propre réalité, qui, comme nous l'avons dit précédemment, est un investissement et une concentration d'énergie intuitive ou de faim d'amour dans un certain objet ou une certaine représentation. C'est en cela que réside leur pouvoir prophétique, leur inspiration divine. Les dangers pour ce type de personnes sont qu'elles sont capables de parler une langue que pratiquement personne autour d'elles ne comprend et qu'elles sont donc souvent l'objet de moqueries, d'insultes et de blessures.

André Vereecken vit fortement à l'intérieur et y trouve des expressions de ses sentiments avec des tendances libidineuses fortement frustrées et accompagnées d'une peur féroce de la mort.

Ces images internes se transforment spontanément et automatiquement en objets externes : des tables avec des pieds joliment sculptés qui peuvent parfois être interprétés comme un cercueil rembourré, parfois comme une figure féminine allongée ; des baignoires sans fond, des chariots excentriques sur des roues bosselées (celui qui veut les conduire le fait ; même s'il n'avait pas de roues), quelle importance cela a-t-il ; des bâtons, des serpents, des oiseaux, des poissons ; où deux ou plusieurs images peuvent s'unir (condensation) pour former une seule image qui est remplie de la signification et de l'énergie des deux.

L'agressivité comme projection d'une impulsion cultivée individuelle, auto-punissant, vous regarde de la bouche ouverte avec des dents pointues. Et la peur, en tant qu'expression d'une libido refoulée, augmente la tension instinctive et émotionnelle.

Né sous la constellation des Gémeaux, André Vereecken présente le clivage intérieur et la dualité particulière que ce signe suggère : jamais l'esprit des jumeaux n'est égal, aussi semblable que soit leur apparence - jamais deux de ses dessins ne sont égaux, bien qu'ils soient parfois composés des mêmes éléments.  Il trouve spontanément la plus grande variabilité pour exprimer l'attitude ambivalente innée envers l'abdomen, la poitrine et les organes génitaux, qu'il semble détester et aimer en même temps. Spontanément, ses dessins coulent directement de son stylo à bille sur le papier sans gomme ni correction.

 

Nerveux, spirituel, agité, jamais ennuyeux.

Il a trouvé sa propre façon de s'exprimer pour transmettre cette dualité instinctive sous la forme d'une décharge électrique d'énergie accumulée (un cathéter sur le papier).Une figuration du subconscient, de ce qu'il aurait pu vouloir dissimuler.

 

- Comment souhaiter qu'une telle chose puisse être transférée au spectateur au moyen d'un rendu réaliste ; pour cela la technique du collage et la naïveté du dessin de l'enfant sont plus "appropriées".

- Un fermier dans sa ferme, près d'une niche barrée, se voit attribuer une tête d'animal triangulaire, mais un cercle autour de celle-ci le distingue à nouveau clairement.

- Deux oiseaux à plumes très occupés volent sans pattes - pourquoi en auraient-ils ? Ils s'applaudissent eux-mêmes en vers le haut.

- Deux personnages qui n'appartiennent pas à un certain sexe (animal ou humain, ou les deux ?) sont utilisés l'un pour l'autre. On le sent bien : ce sont deux personnes qui se connaissent.

Si l'on ajoute un couple, parce que la composition les évoque, ces deux là n'obtiennent qu'un seul corps commun de plus, car l'artiste estime intuitivement que deux corps de plus rendraient le dessin trop encombré.

- Un homme veut "rouler", mais il ne peut pas, parce qu'il a les tubes sur la tête.

- Un oiseau passe sur un dessin.  Où va-t-il ? Qui sait ?

Le fantasme peut être aussi absurde que la vie elle-même.

Le texte d'un poème apparaît dans un ballon de pensées ; (voir photo) --->

Je vais le lire pour vous.

"Un animal

et un humain sur roues

ils ont

un nuage

en tant qu'ami"

Une beauté imaginaire vient le regarder - il est le seul à s'y intéresser.

C'est le langage poétique de la poésie moderne, maintenu très calme, bien que pas facile à comprendre immédiatement,

mais honnête et spontané et qui revient plutôt à la logique du langage des enfants dans le dessin des enfants ou

des figurines primitives d’africains.

"L'art est un peu comme la continuation de la Création en donnant aux choses ordinaires une certaine magie. Le tissu est

spiritualisé et le spirituel matérialisé".

Est-ce la réalité ? Ce que vous créez existe !

Regardez ces œuvres sans aucune réserve mentale. Plongez-y avec vos yeux comme si vous preniez un bain rafraîchissant dans la mer ; alors les portes de cette poésie visuelle s'ouvriront pour vous.

George E. Demey 04.09.1980

 

Peinture d'André Vereecken.

"André Vereecken est comme une antenne vivante : il capte beaucoup de choses qui doivent venir de quelque part, mais qui ne peuvent être expliquées de manière purement rationnelle. Tout est si spontané et direct, rien n'a été retravaillé, rien n'a été gommé, rien n'a été reconditionné."

                                           George E. Demey, 1980

Les métamorphoses d'André Vereecken (par George Demey)

André Vereecken est né à Sint-Pauwels le 17 juin 1932.

À la fin des années quarante, il prend des cours de peinture avec Georges Fonteyn à l'Académie des beaux-arts de Sint-Niklaas et, dans les années cinquante, des cours de technique de gravure avec Romain Malfliet. Cependant, il n'est pas question d'une quelconque influence dans son travail.

C'est comme le disait Ovide : "Mon intention est de raconter des corps transformés en diverses formes", pourrait être la sienne.

Rien dans son travail n'est raisonné. "Quand je sais ce que je vais faire, je vais m'arrêter", a-t-il dit.

Il se laisse donc entièrement guider par le flux de son subconscient et de son intuition. A son propre étonnement, sa plume de dessin évoque instinctivement les petits personnages les plus bizarres qui vont mener une vie bien à eux. Ces derniers, à leur tour, évoquent, par association, d'autres créatures dans la vie.

Ils commencent à avoir des relations imperceptibles, mutuellement pénétrantes, et semblent échanger des réponses entre eux comme les différents instruments d'un orchestre.

En effet, notre vie intérieure n'est pas aussi réelle qu'elle ne l'est extérieurement. Notre imagination est perçue avec autant de réalité que le monde extérieur, et ici nous en avons même une représentation "visuelle" ; elle existe certainement ; après tout, vous la voyez ici. Ce qui est créé existe.

André Vereecken est comme une antenne vivante : il capte beaucoup de choses qui doivent venir de quelque part, mais qui ne peuvent être expliquées de manière purement rationnelle. Tout est si spontané et direct, rien n'a été retravaillé, rien n'a été gommé, rien n'a été reconditionné.

Ses gouaches sont comme une précipitation cumulative d'enregistrements successifs et intemporels.

Ses formes semblent parfois se réduire à des symboles géométriques : triangles, rectangles, cercles, tubes, cônes qui courent dans des paysages de rêve gris-bleu ou brun-violet.

Des choses ou des créatures grandissent, mais semblent soudainement penser et changer de cap. Comme pour Joan Miro, il n'y a guère de forme qui ne soit sur le point de changer soudainement de direction et de devenir autre chose qu'elle n'est, ou n'était. Les excroissances organiques, le plus souvent obscurcies en tant que symboles des organes génitaux, se transforment en têtes rudimentaires, en animaux, en obélisques, ou, renversant le processus, se rétrécissent dans le domaine du rêve dont elles n'étaient que partiellement sorties.

Lorsqu'on se remet du premier choc émanant de ce monde souterrain inhabituel, ces œuvres deviennent particulièrement captivantes et on remarque qu'en plus d'un charme enfantin, elles contiennent une grande dose d'humour noir.

Pour lui, l'art est une réaction. C'est le langage poétique de la poésie hermétique moderne : très calme, bien que parfois loin d'être immédiatement compréhensible, mais honnête et spontané et revenant à la logique du dessin d'enfant ou de l'art africain primitif.

George E. Demey

Président de Cercle d’Art Royal de Wase

BROCHURE - Quelques réflexions des critiques d'art sur les œuvres d’André Vereecken. (de 1969-1978)

Les œuvres exposées d'André Vereecken:

1. Une merveille du tennis avec deux personnages normaux / 2. Figure qui passe / 3. Cirque avec quatre spectateurs / 4. Un oiseau libre / 5. Chaque être humain meurt seul / 6. Un nuage qui a sa place dans un seau / 7. Un animal… / 8. Figure qui fait voler son esprit / 9. Deux amis / 10. ? / 11. Oiseau qui veut disparaître de la scène / 12. Chanteur qui crie / 13. Ballon bleu / 14. Deux pieds de table qui se disputent / 15. Poissons d'élevage / 16. Une figure belge qui saute / 17. Il y a ceux qui partent, il y a ceux qui restent / 18. Figure avec un sourire de 10 cm / 19. Chien dans sa cabane faite maison / 20. Un signe qui indique où il peut encore y avoir de la liberté / 21. Oiseau en verre / 22. Trois chiffres / 23. Homme qui voit une pensée rouge voler / 24. Éléphant blanc / 25. L'homme qui se fait mordre / 26. Insecte dans son propre rêve

 

De kunstwerken tentoongesteld waren:

1. Tenniswonder met twee normale figuren / 2. Voorbijrijdend figuur / 3. Circus met vier toeschouwers / 4. Een vrije vogel / 5. Ieder mens sterft alleen / 6. Wolk die in een emmer thuis hoort / 7. Een dier… / 8. Figuur dat haar verstand laat vliegen / 9. Twee vrienden / 10. ? / 11. Vogel die van het toneel wil verdwijnen / 12. Zanger die roept / 13. Blauwe ballon / 14. Twee ruziemakende tafelpoten / 15. Landbouwvis / 16. Rondspringend Belgisch figuur / 17. Er zijn die gaan - er zijn die blijven / 18. Figuur met lach van 10 cm / 19. Hond in zijn zelfgemaakt kot / 20. Wegwijzer waar misschien nog vrijheid is / 21. Glasvogel / 22. Drie figuren / 23. Man die een rode gedachte ziet vliegen / 24. Witte olifant / 25. Man die zich laat bijten / 26. Insect in zijn eigen droom