ANDRÉ VEREECKEN

Exposition personnelle

Site internet à la mémoire de l'artiste André Vereecken (1932-2017).
Website ter nagedachtenis aan de kunstenaar André Vereecken (1932-2017).

 

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©℗2020

EXPOSITION ANDRÉ VEREECKEN

1990 - TENTOONSTELLING ANDRÉ VEREECKEN - STADHUIS (Hôtel de ville) - Sint-Niklaas

"Ses personnages sont essentiellement des portraits de l'être humain qu'il voit de son intérieur, aiguisés comme des rasoirs et sans aucune concession aux accords littéraires et autres."

                                                              Frans van Eyck 1990

André Vereecken à l’hôtel de ville de Sint-Niklaas

Peintures et dessins d'André Vereecken à l’hôtel de ville de Sint-Niklaas jusqu'au 26 février. Accessible pendant les heures de bureau.

Pendant la période 1948-1949, André Vereecken a suivi des cours de peinture et de graphisme libre à l'académie de Saint-Nicolas. Il a ainsi obtenu une certaine base technique pour ce qui le fascinait déjà et qu'il a essayé de mettre en pratique : l'art plastique. Cette courte période à l'académie a été suivie par des années d'autoformation au cours desquelles il a développé ses compétences et élargi ses connaissances. 
Ce n'est que tardivement qu'il montre ses résultats, très modestement. Dans ces années-là, il assiste à des expositions de groupe où l'amateurisme domine. Même s'il se manifestait très discrètement, il a progressivement acquis la réputation d'être un "artiste né". Souvent une autre façon de dire qu'il perturbait le calme terne des cercles dans lesquels il se trouvait. Cependant, il a fallu près de vingt ans (après son passage à l'académie) avant que, plutôt par hasard, il ne soit remarqué par des personnes qui pouvaient lui offrir des possibilités plus larges. Il a participé à une grande exposition de charité (Wereldsolidariteit, 1967) au Gildenhuis. Sa contribution consistait en trois petites œuvres qui étaient désaccordées en raison de leur forte expressivité, tant au sens propre qu'au sens figuré. Le résultat fut une exposition individuelle de grande envergure en 1969 à la galerie Waumans. André Vereecken avait alors trente-sept ans et était tout sauf un novice. Cette exposition a été une surprise totale pour la plupart des visiteurs, tant dans un sens favorable que dans un sens défavorable. Quel que soit le point de vue, André Vereecken ne pouvait pas être écarté avec indifférence ou rabaissé sans motivation.  Cela semble peut-être un peu exagéré maintenant, vingt ans plus tard. Mais à cette époque, l'art de et dans la région du Waasland était encore dominé par un provincialisme oppressif enveloppé dans la dignité d'un conservatisme "progressiste".  Impossible et pourtant vrai et loin d'être étouffé dans sa propre inanité gonflée. Mais c'est une autre histoire.

Pour André Vereecken, le résultat le plus important de l'exposition a peut-être été qu'il a été remarqué par Jan D'Haese, qui ne s'est pas limité à des mots d'éloge et d'encouragement. Cela s'est traduit par des expositions individuelles et la participation à de remarquables expositions de groupe. Tout indiquait qu'André Vereecken était en voie de se faire une place solide sur la scène artistique flamande. Depuis une dizaine d'années, cette source s’est avérée tarir tout à coup, bien qu'il soit possible qu'André Vereecken pensait tout est devenu un peu trop. Ce n'est pas à cause de ses peintures et de ses dessins, car ils sont devenus plus forts et plus personnels. Mais cela aussi, c'est une autre histoire. Quoi qu'il en soit, ces dernières années, il s'est surtout limité à participer aux expositions annuelles du Cercle d’Art Royal de Wase. 
Cette exposition limitée donne une assez bonne impression, bien qu'elle ne soit pas complète de ce qu'André Vereecken a à offrir. Lorsque Picasso avait à peu près le même âge qu'André Vereecken, il a dit un jour : "Comment un spectateur peut-il ressentir ma peinture comme je l'ai ressentie ?  Un tableau vient de loin. J'ai senti, vu et fait, et pourtant le lendemain, je ne sais pas ce que j'ai fait. Comment les gens pourraient-ils pénétrer mes rêves, mes instincts, mes désirs et mes pensées ?  Mes pièces ont mis tant de temps à voir le jour et à se montrer..." (Conversation avec Christian Zervos). Bien qu'il soit inutile de comparer André Vereecken à Picasso, ces mots correspondent à son attitude. 

André Vereecken. "Femme avec chapeau et raisins auto-cueillis".

Mais il y a une autre chose que nous appelons le langage. Avec André Vereecken, c'est dans ses dessins que c'est le plus direct et le plus clair. Ses personnages sont essentiellement des portraits de l'être humain qu'il voit de son intérieur, aiguisés comme des rasoirs et sans aucune concession aux accords littéraires et autres. Pour faire une comparaison. Lors de la précédente exposition à l’hôtel de ville, René de Lannoy mettait l’accent sur la manifestation picturale. Lors de la précédente exposition à la mairie, René de Lannoy avait mis l'accent sur la manifestation picturale de lui-même. Dans cette exposition d'André Vereecken, l'artiste pénètre derrière la façade afin de donner forme à ce qui s'y trouve en un nombre inépuisable de métaphores, de l'agréable à l'horrible.  En référence à la déclaration citée de Picasso et en pensant plus loin : l'artiste se révèle dans l'œuvre, mais ce n'est pas le but de son travail. Il se sert de lui-même comme modèle, pour ainsi dire, pour ce que nous sommes tous "au fond de nos pensées", non pas des dieux mais des gens ordinaires. À mon avis, il serait absurde d'en conclure qu'un artiste comme André Vereecken a l'intention d'"exposer", de "dénoncer" ou même d'"avouer".  Il est trop artiste et donc acteur. En fait, on ne sait jamais où le sérieux et le jeu se confondent ou, en pensant à l'acteur, où il joue lui-même et où il se déplace dans la peau d'un autre. Donc les dessins. Il est en fait dommage qu'il les mette avec huit ou plus dans un même cadre. Ce sont toutes des choses qui, pour ainsi dire, peuvent dire quelque chose par elles-mêmes. Dans ses peintures (gouaches), qui ne sont pas vraiment des dessins colorés, il utilise les couleurs pour commenter le dessin. Surtout dans les neuf tableaux présentés ici, il est clair que la couleur relativise largement l'agressivité du dessin. Mais peu importe l'étendue de nos efforts, le fond du problème est et reste simple. Pour André Vereecken, s'exprimer avec des lignes, des couleurs ou des formes est une façon "naturelle" de s'exprimer et c'est un don.

V.E.F. (Frans van Eyck) Het Vrije Waasland 1990

Son travail dégage un charme magique. Il travaille sur une base symbolique et utilise souvent des éléments capricieux, quelque peu bizarres et poétiques. 
C'est avant tout une œuvre dans laquelle on peut et on doit rêver. Il crée son propre ordre dans son monde artistique. André Vereecken est un visionnaire de son temps et s'est également engagé dans la recherche personnelle.
La série présentée ici contient de nombreux dessins construits comme une histoire visuelle. Mais ce n'est qu'un semblant. Les personnages qui apparaissent dans son travail mènent une existence indépendante et sont des figurants dans un monde poétique. Ils sont construits de manière expressive à partir de formes principalement géométriques. Dans les quelques œuvres en couleur, le coloriste André Vereecken est reconnaissable. Bien que ses compositions semblent généralement très rembourrées, il parvient à les arranger et à les capturer dans toute leur tonalité ou leur couleur. Son instinct artistique inné lui permet d'équilibrer l'abondance du matériel visuel. Dans des structures rythmiques soutenues, il semble être au mieux de sa forme.

(Inconnu)

"Pour ceux qui suivent l'œuvre de Vereecken depuis des années, chaque exposition apporte de nouvelles surprises. Outre son imagination apparemment inépuisable, son art est en constante évolution. Cela fait de lui un artiste fascinant, qui ne fait que suivre le chemin de sa propre intuition."

                                                                                PDM

Peinture gouache d'André Vereecken.

Le Centre culturel de Sint-Niklaas veut donner aux artistes de Wase plus de possibilités d'exposer dans les bâtiments de la ville. À cette fin, une série d'expositions temporaires sera organisée dans les couloirs de l'Hôtel de Ville. Sans vouloir présenter une rétrospective à part entière, on tente d'utiliser un ensemble sélectionné pour accrocher une image saisissante d'un artiste fascinant. Troisième de la série, après Karel Mechiels et René de Lannoy, le peintre et dessinateur André Vereecken expose actuellement.
André Vereecken (Sint-Pauwels, 1932) a suivi des cours de peinture et de graphisme libre à l'Académie des beaux-arts de Sint-Niklaas dans les années 1948-49. Après cette formation, il a clairement développé un style très personnel. Sa première exposition individuelle en 1969 à la galerie Waumans à Saint-Nicolas a laissé une impression indélébile sur les critiques d'art.
André Vereecken a surpris non seulement par ses créations techniques, ses délicates combinaisons de couleurs et la composition équilibrée de ses toiles, mais surtout par sa vision surréaliste très personnelle des gens et de leur environnement.
Quiconque découvre l'œuvre d'André Vereecken pour la première fois sera impressionné par sa désinvolture et sa clarté. La force de son travail réside peut-être dans la spontanéité avec laquelle il peut s'exprimer. André Vereecken raconte, pour ainsi dire, avec des couleurs, des lignes, des formes et des surfaces. De plus, ses créations témoignent d'une imagination très riche, jusqu'aux titres ("Libellule volant à basse altitude avec nuages" (voir photo), 1990 et "Autoportrait après la rencontre avec Voltaire", 1987).

Pour ceux qui suivent l'œuvre d'André Vereecken depuis des années, chaque exposition apporte de nouvelles surprises. Outre son imagination apparemment inépuisable, son art est en constante évolution. Cela fait de lui un artiste fascinant, qui ne fait que suivre le chemin de sa propre intuition.

Dans ses dernières créations, dans lesquelles il utilise principalement la technique de la gouache (Aquarelle), la figure humaine centrale, souvent isolée de son travail antérieur, est à peine accentuée. L'accent est davantage mis sur l'ensemble de la composition de l'avion ("Composition avec le seau d'air", 1987 et "Composition avec le drapeau belge à l’envers", 1989). Des thèmes tels que la belle "Nature morte à la figure apaisante" (1988) qu'il n'avait peut-être pas peinte il y a dix ans. L'œuvre graphique, elle aussi, témoigne pleinement de l'ingéniosité de l'artiste. Jouant avec une pléthore de symboles, de signes, de lignes et de figures schématiques, il écrit spontanément ses propres images.
Cette exposition de gouaches et de dessins d'André Vereecken forme un ensemble impressionnant, tant pour le visiteur occasionnel de l’Hôtel de Ville que pour le véritable amateur d'art. Cette exposition, qui mérite une visite, reste ouverte au public jusqu'au 26 février, pendant les heures de travail. (PDM)

André Vereecken. "Libellule volant à basse altitude avec nuages". 1990.

André Vereecken (Sint-Pauwels, 1932) a étudié dans les années 1940 à l'Académie des beaux-arts de Sint-Niklaas, dans l'atelier de Georges Fonteyn et Romain Malfliet. Après cette formation, il a clairement suivi sa propre voie.
André Vereecken a quelque chose d'un devin, d'un prophète, d'un garçon et d'un magicien. Il a brouillé les signes, les symboles occultes, les annonces astrologiques, les excroissances, les créatures les plus étranges et a synthétisé les figures humaines. Son instinct inné de peintre lui permet d'ordonner cette abondance picturale, de l'équilibrer coloris par coloris. 

Les œuvres exposées d'André Vereecken:

1. Pichet avec ballon sauteur, 1989 / 2. Composition avec seau d'air, 1987 / 3. Table avec roue passante, 1988 / 4. Composition avec drapeau belge à l'envers, 1989 / 5. Libellules volant à basse altitude avec nuages, 1990 / 6. Chien sauteur avec nuage personnel, 1989 / 7. Composition avec flèche vers l'avenir, 1988 / 8. Femme avec chapeau et raisins auto-cueillis, 1988 / 9. Autoportrait après la rencontre avec Voltaire, 1987 / 10. Nature morte à la silhouette apaisante, 1988
Dessins sans titre: Encre sur carton, 1982 / Encre sur carton, 1987

 

De kunstwerken tentoongesteld waren:

1. Kan met opspringende bal, 1989 / 2. Kompositie met luchtemmer, 1987 / 3. Tafel met voorbij rollend wiel, 1988 / 4. Kompositie met omgekeerde Belgische vlag, 1989 / 5. Omlaagvliegende lelibellen met wolken, 1990 / 6. Opspringende hond met persoonlijke wolk, 1989 / 7. Kompositie met pijl naar de toekomst, 1988 / 8. Vrouw met hoed en zelf geplukte druiven, 1988 / 9. Zelfportret na een ontmoeting met Voltaire, 1987 / 10. Stilleven met rustgevende figuur, 1988
Tekeningen zonder titel: Inkt op karton, 1982 / Inkt op karton, 1987

Peinture gouache d'André Vereecken.