ANDRÉ VEREECKEN

Exposition personnelle

Site internet à la mémoire de l'artiste André Vereecken (1932-2017).
Website ter nagedachtenis aan de kunstenaar André Vereecken (1932-2017).

 

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©℗2020

EXPOSITION ANDRÉ VEREECKEN

1969 - TENTOONSTELLING ANDRÉ VEREECKEN - GALERIJ WAUMANS - SINT-NIKLAAS

venez !          voyez ! 

 

                        p e i n t u r e s

                        d e s s i n s

 

j'expose   pour   la   première  fois

 

 

Galerij WAUMANS

 

 

je     vous    attends

 

                                  j e u d i

                              29 mai - 25 juin

 

vernissage par le maire M. Franz Van Dorpe

Invitation au vernissage 1er exposition individuelle d'André Vereecken 1969.

Dans la galerie "Waumans", à Sint-Niklaas, André Vereecken, 37 ans, expose pour la première fois des dessins et des peintures. Dans l'ensemble, c'est un événement remarquable. Au centre, tant dans les dessins que dans les peintures, se trouve la femme : luxuriante à l'effrayante, rarement douce, mais toujours sensuelle, inspirante, stimulante.

 

André Vereecken dépeint la femme comme une matrone, tenant son mâle fermement serré par la tête sous l'emprise de ses membres puissants, comme un être terrestre, c'est-à-dire le début de tout, l'animal mère, extrêmement fort et exigeant, comme l'occasion d'un jeu changeant de lignes et de formes.

Poussé par une irrésistible dérive, le peintre fait souvent preuve d'une étonnante facilité à dessiner, à créer des distorsions expressives.

 

En bref, son exposition peut être divisée en trois étapes de développement:

 

Il y a d'abord la période marron. Au début, il y avait Constant Permeke, le géant de la plaine flamande. Son influence est fortement influencée par les figures unifiées, que le peintre laisse en quelque sorte émerger de l'informe. Les personnages ressemblent plus à des images primales monolithiques qu'à des êtres individualisés.

 

Ensuite, la couleur revendique prudemment ses droits : vert, rouge, bleu, pas écrasant, mais terne, rempli d'un feu intérieur.

C'est l'époque de "Mère et fils", un exemple particulier de puissance expressive remplie jusqu'à l'éclatement. La mère est une Vénus volumineuse, primitive, sans caractéristique prononcée, anonyme. Le corps et les membres sont tendus par la force de gonflement, peints dans des verts et des rouges chauds du soir. Sur la gauche, un ensemble difficilement reconnaissable s'élève ou disparaît, qui est censé représenter les fils et duquel le bleu s'écoule littéralement. Comme contraste cela ne pourrait pas être mieux.

Toute une série de tableaux apparaissent dans ce style, dans lesquels les personnages féminins ont presque toujours des visages de lune.

 

Dans sa troisième période récente, André Vereecken abandonne la fermeture afin d'atteindre une ouverture plus graphique. Il aime travailler avec des cases séparées, qui peuvent être lues comme une bande dessinée. Alechinsky est tout près. Dans "Extreem", en revanche, le peintre parvient à atteindre une richesse de forme impressionnante, presque orientale.

 

Adolf Merckx, mai 1969.

André Vereecken fait partie de ces artistes qui sont les meilleurs lorsqu'ils travaillent sans détours, lorsqu'ils convertissent immédiatement ce qu'ils ressentent ou expérimentent en forme et en couleur (sans planification, considération esthétique, etc.).

                                             1969, Frans van Eyck

André Vereecken. "Homme au Chapeau".

"Man met hoed". 1969..

EXPOSITIONS DANS "HET WAASLAND"

André Vereecken

 

La galerie Waumans exposera André Vereecken, un peintre qui a longtemps attendu (il a la fin de la trentaine) pour présenter son travail au public. Bien que ses peintures soient parfois très différentes les unes des autres, elles donnent l'impression d'avoir vu le jour dans un laps de temps relativement court ; elles possèdent un lien fort en ce qui concerne le climat spirituel dans lequel elles ont été créées. La distinction entre les différents groupes d'œuvres est moins à rechercher dans une compréhension changeante de la vie créée par le temps que dans une libération apparemment rapide des limitations et des hésitations concernant la conception, le traitement du matériau, etc. J'ai donc l'impression que cette exposition témoigne d'une évolution rapide vers une créativité spontanée qui est principalement menée sur le plan émotionnel. Alors qu'une partie de cette exposition se caractérise par un repos forcé, parfois aussi par l'incertitude ou le flou de la composition en matière de forme et de couleur, des signes indiquent déjà la direction de l'autre partie, qui a été introduite dans la nouvelle salle.

 

Dans cette dernière salle, on voit principalement des tableaux dont la forme et la couleur sont devenues beaucoup plus directes, l'image globale de chaque tableau ne montrant que peu ou pas de compromis.

 

Je voudrais juste souligner que dans cette exposition, on peut aussi parler d'une différence de valeur parfois importante. Dans le cadre de cette discussion, il est d'une importance mineure, plus une question pour l'acheteur que pour quiconque veut se faire une idée sur le travail du peintre.

 

André Vereecken fait partie de ces artistes qui sont les meilleurs lorsqu'ils travaillent sans détours, lorsqu'ils convertissent immédiatement ce qu'ils ressentent ou expérimentent en forme et en couleur (sans planification, considération esthétique, etc.). Leur travail possède alors la charge d'une expérience directe, est souvent captivant et provoque souvent de fortes réactions.  Le danger d'être finalement bloqué dans un geste vide, une insistance désespérée sur la conception lorsque la force motrice et la concentration intérieures sont épuisées, n'est nullement imaginaire.

À quelques exceptions près, la partie principale de cette exposition est concentrée dans la nouvelle salle. J'ai également remarqué ici que le peintre est attiré par le grand format, bien qu'il ne maîtrise pas toujours suffisamment certains problèmes de l'œuvre monumentale, comme la création d'un espace sans créer de vide, il parvient néanmoins à obtenir des résultats convaincants. La capacité d'assimilation d'André Vereecken est également frappante. Dans ses peintures et dessins, on peut découvrir des influences sans être dérangé. J'ai l'impression qu'il subit inconsciemment ces influences, pour ainsi dire, les situant spontanément dans sa propre personnalité. On peut les voir ici, sans exagération, comme un hommage involontaire aux exemples et aussi comme une preuve de la désinvolture du peintre.

 

Malgré sa conception loin d'être naturaliste, je voudrais le qualifier de peintre réaliste, en ce sens qu'il ne peint pas ce qu'il DEVRAIT ou pense devoir voir, mais qu'il donne plutôt forme au drame qui se déroule derrière les apparences. Il ne ‘cuisine’ pas avec la lisière de la vie, il ne ‘cuisine’ pas non plus avec dégoût, et ce faisant, il tourne le dos à la hauteur édulcorée de l'artiste "à but lucratif". En bref, il n'est pas un poseur égocentrique. Il transforme le monde tel qu'il le vit en formes et en couleurs, en images. Pour ceux qui parviennent à se libérer des dogmes de l'histoire de l'art et de l'art critique, son travail possède, surtout celui de la nouvelle salle, l'impitoyable et désarmé des naïfs, mais aussi la captivante et claire de ce phénomène.

 

À mon avis, la force d'André Vereecken réside dans sa désinvolture, dans la manière spontanée dont il parvient à s'exprimer sans, par exemple, se demander si son travail est suffisamment "personnel" dans son approche personnelle et essentiellement impitoyable de la réalité. Ces caractéristiques ont également un inconvénient, car rien ne se perd aussi vite (par exemple, par le succès) que la spontanéité. Il y a beaucoup d'artistes qui vendent encore couramment (ce qui est bien) à cause des dons qu'ils possédaient autrefois (ce qui est triste).

 

Malgré la triste publicité (dont ni l'exposant ni la galerie ne sont responsables), cette exposition vaut vraiment la peine d'être visitée.

 

V.E.F. (Frans van Eyck) - Het Vrije Waasland 1969

Les œuvres exposées d'André Vereecken:

1. Extrême / 2. Plaisir / 3. Deux Figures / 4. Histoire d'un Pêcheur / 5. Fantaisie en Couleur / 6. Figures Dansantes / 7. Composition / 8. La Maîtresse de l'Ecurie / 9. Quatre Doigts / 10. Figure Avec Pomme / 11. Mère(s) et Fils / 12. Le Bricoleur / 13. Figure en Vert / 14. La Maitresse de la Maison / 15. Temps Passé / 16. Figure / 17. Enfant Allongé / 18. Piégé Dans le Rouge / 19. Trois Figures / 20. Portrait / 21. Miroir / 22. Femme Assise / 23. Nu Rouge / 24. Homme au Chapeau / 25. Chapeau Bleu / 26. Nu Assis / 27. Homme Souriant / 28. Marine (huile sur tissu) / 29. Jeune Homme / 30. Qui a Peur / 31. Mascotte / 32. Gardez ce que vous avez (huile sur papier) / 33. Figures / 34. Figure Brune Avec Chaise Rouge (huile sur papier) / 35. Composition avec des figures / 36. Jeune fille / 37. Jeune homme / 38. Nu assis (huile sur papier) / 39. Le conquérant (huile sur papier) / 40. La chemise blanche / 41. Composition avec Arbre (huile sur papier) / 42. Figure en brun (huile sur papier) / 43. Couple (huile sur papier) / 44. Figure en rouge (huile sur tissu) / 45. Sans retour (huile sur papier) / 46-54. 9 Dessins / 55. La guitare / 56. Belle Nana / 57. Composition (huile sur papier) / 58. Composition / 59. Portrait / 60. Femmes / 61. Nues

 

De kunstwerken tentoongesteld waren:

1. Extreem 190x250 / 2. Plezieren / 3. Twee figuren / 4. Geschiedenis van een visser / 5. Fantasie in kleur / 6. Dansende figuren / 7. Compositie / 8. De stalmeester / 9. Vier vingers / 10. Figuur met appel / 11. Moeder(s) en zonen / 12. De knutselaar / 13. Figuur in groen / 14. De vrouw des huizes / 15. Vervlogen tijd / 16. Figuur / 17. Liggend kind / 18. Gevangen in 't rood / 19. Drie figuren / 20. Portret / 21. Spiegel / 22. Zittende vrouw / 23. Rood naakt / 24. Man met hoed / 25. Blauwe hoed / 26. Zittend naakt / 27. Lachende man / 28. Marine (olie op doek) / 29. Jongeling / 30. Wie is bang / 31. Mascotte / 32. Houden wat je hebt (olie op papier) / 33. Figuren / 34. Bruine figuur met rode stoel (olie op papier) / 35. Compositie met figuren / 36. Jong meisje / 37. Jonge man / 38. Zittend naakt (olie op papier) / 39. De veroveraar (olie op papier) 49x34 / 40. Het witte hemd / 41. Compositie met boom (olie op papier) / 42. Bruine figuur (olie op papier) / 43. Echtpaar (olie op papier) / 44. Figuur in rood (olie op doek) / 45. Zonder terugkeer (olie op papier) / 46-54. 9 Tekeningen / 55. De gitaar / 56. Mooie griet / 57. Compositie (olie op papier) / 58. Compositie / 59. Portret / 60. Vrouwen / 61. Naakt

Frans van Eyck est revenu à cette exposition en 1980:

"En 1967, il est apparu pour la première fois, et plutôt par hasard, avec quelques tableaux dans une grande exposition de groupe ("Wereldsolidariteit") sans ligne ni mesure. Le ‘bricoleur’ a montré son travail aux côtés du plus beau peintre du dimanche.

La surprise pour lui était que quelques amateurs d'art, qui lui étaient étrangers, choisissaient ses tableaux. Je crains qu'il ait douté à l'époque et pendant des mois après : "Est-ce qu'ils se moquent de moi ou est-ce qu'ils le pensent vraiment". C'est ainsi qu'il est: toujours méfiant à l'égard des flatteries et toujours convaincu qu'il pourrait faire encore mieux.

Le fait que l'encouragement soit venu d'un coin insoupçonné a dû être le facteur décisif en fin de compte.

Les peintures qu'il a montrées en 1967 trahissaient encore son expérience académique, même si elles avaient déjà évolué vers une sorte de néo-expressionnisme privé, avec beaucoup de "d’après nature". Lorsque quelques personnes (dont Luc Walschap) ont visité son atelier en 1969 en vue de sa première exposition individuelle, ils ont fait une découverte importante. Par coïncidence, ils sont tombés sur une série d'œuvres "cachées" en enquêtant par eux-mêmes.

André Vereecken était, une fois de plus, convaincu que ce n'était pas encore assez bien et que les gens ne trouveraient pas son travail assez bon. Finalement, l'enthousiasme de ces visiteurs lui a fait décider de montrer l'"autre" œuvre après tout. Le résultat a été une situation plutôt confuse pour beaucoup de gens. Pour l'artiste lui-même, c'est devenu une révélation. Parce que les peintures qu'il avait gardées cachées attiraient surtout l'attention de ceux qui s'intéressaient à l'art, elles n'étaient donc pas influencées par des liens personnels avec la personne qui se trouvait derrière elles."